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Décédée sur ce joueb pour raisons diverses
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- Une première de théâtre.
--> Ou je rattrape le temps
Le serveur de joueb remarche. C'est une bonne chose. Je n'ai pas très envie de parler de ma vie, mais je veux absolument vous décrire ma journée du samedi 8 mai 2004. Tout simplement parce qu'elle a été magique. Une première théâtrale aussi bien réussie est assez rare. Nous sommes partis à 9h de Maville. 14 pseudos-acteurs avec 4 accompagnateurs, 18 personnes très excités, avec les costumes, les livres, le maquillage entassées dans un mini bus, voilà comment je pourrais décrire ce début de journée. Il pleut, il a plu toute la journée, faisant de mes cheveux des animaux indomptables. C'est assez peu pratique sachant que je devais jouer une vieille avec un chignon bien serré. Nous sommes donc arrivés, Là-bas, après une heure de route, et avec une heure d'avance. On a donc revu nos textes, vite fait, surtout ce qui coinçait à la répétition de vendredi. Nous étions dans la cuisine, car sur scène, une autre troupe répétait : celle qui passait avant nous. Déjà, l'année dernière, quelques uns d'entre nous avaient fait ce festival. Nous avions été dans un petit théâtre, petit bijoux encore peu rencontré. Ce jour-là, j'avais ma genouillère, la lèvre déchiquetée,le visage éraflé : le soir avant la première j'étais tombée sur du bitume de toute ma hauteur me causant pas mal de séquelles physiques. Pourtant j'ai joué ainsi, et je me suis donnée à 150 %. Je pense que c'est comme cela que j'ai découvert ma passion pour le théâtre : en me donnant à fond pour recevoir la satisfaction des applaudissements. Nous avons donc attendu, que la troupe d'avant finisse, et nous avons découvert notre scène. Très grande, lumineuse, une grande scène, pour nous qui avions l'habitude de jouer dans une salle de conférence. Un choc. Repères totalement bouleversés. Avec mon rôle, je m'occupe de tout ce qui est placement du matériel : chaises et table. Je joue la vieille gouvernante de la maison qui se fait la voix de la sagesse et de la morale face à une famille très tourmentée par un passé douloureux. Et je rentre en première sur scène. Il a fallu donc que je réapprenne à faire mon entrée par rapport à la musique, aux lumières, à la longueur de la scène. Et que j'arrive à savoir ce que je dois faire, et pendant quelle lumière, etc... Encore heureux que nous avons un excellent metteur en scène, qui travaille à Reims avec une troupe magnifique. "De toute manière avec du Koltès, vous ne pouvez que réussir". Voici, ce que me sortit un garçon de notre âge, durant le repas de midi. Oui, avec la pièce que nous avions, nous ne pouvions que réussir. Un joyaux du grand maître Koltès. Retour au désert avait su apporter à notre troupe tout ce qu'il fallait pour être un petit comédien : monologue, jeu à deux, trois, quatre et plus, comédie, tragédie. Du grand théâtre. Un véritable texte, avec les mots les plus justes possible, et des répliques éternelles, que j'affectionne tout particulièrement comme " Tout le monde veut être extraordinaire, que cela va devenir extraordinaire d'être quelqu'un d'ordinaire", ou encore " La femme est la ceinture du pantalon de l'homme, si elle le lâche, il se retrouve totalement à poil". Nous avons donc manger vers 13h, puis nous avons vu une première pièce à 14h : "L'amour, produits dérivés". Une petite pièce sympathique montrant que l'Amour est assez facile, mais que ce qui a autour comme le mariage ou autre, et beaucoup plus compliqué. Les lycéens ont revisité des extraits de Molière, Marivaux et les ont mis sauce XXIème siècle. C'était très agréable. 15h, ils avaient finis. 15h30 : maquillage, costume, dernière vérification en ce qui concerne le mobilier. Je suis habillée avec une très grand robe noire, sorte de robe algérienne, avec au dessus un jupon blanc, faisant office de jupe, et un grand paréo rouge, qui lui fait le tablier. On m'y accroche un ou deux chiffons, je mets mes godillots, et je passe au maquillage : des rides, du fond de teint, on pousse les traits, je suis vieille. 16h00 : cela commence, je rentre sur scène en première. Aucun blanc n'est à recensé, ona juste sauter parfois une ou deux pages sans le faire exprès, le trac sûrement. Pour le finale nous avons "comme la Comédie Française", que nous a dit en riant notre metteur en scène. Nous avons été rappelé quatre fois, avec pas mal de "Ouais Bravooo !!" des troupes qui devaient passer après. 17h20: c'était donc fini. Un an de travail pour 1h20. Cela fait un peu sourire. Nous avons parlé avec la troupe qui passait avant nous, et on s'est rendus compte qu'on était pareil : problème de recrutage, d'apprentissage du texte, les garçons qui manquent. Cela rassure. A 18h, notre professeur de théâtre nous a offert un petit quelque chose à boire, dans le seul café ouvert ce 8 Mai. Nous avons beaucoup ri et nous nous sommes tous félicités : nous avions réussi ! A 20h30 nous avons vu une dernière pièce faite par des adultes, tout aussi poignante et nous sommes rentrés dans nos chaumières. Fatigués. Je me suis levée à 12h30, et je crois que je ne suis toujours pas descendu de mon nuage. Le fait d'avoir rencontré autant de personnes, d'avoir été félicité, m'a donné des ailes. Je crois que je vais continuer le théâtre. Sorti des méandres de Scrunch, le Dimanche 9 Mai 2004, 14:29 dans mon foure-tou"Les jours qui m'ont marqués.".
Balancez des fleurs et des strings à l'auteur ! ( Les tomates aussi ..)
Commentaires :
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J'y pense parfois
Tout passe, tout casse, c'est la vie mon Kiki Le rêve n'est plus quand tu n'es plus là. Si tu cherches ton chemin, suis les étoiles de mes yeux... Je serai là dès que je pourrais mais je suis occupé à recoller les morceaux brisés de la vie que j'avais avant. Muse Le Monde pleure, mais garde le sourire Saez Tout le monde veut être extraordinaire, que cela va devenir extraordinaire d'etre quelqu'un d'ordinaire Koltès |
à 15:21